L'éco-politique

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Le vert est à la mode: outre le développement invasif de démarches marketing "écologiques" relevant plus du greenwashing que d'une réelle volonté - pour certains - de préserver notre planète et notre avenir, il y a aussi une vraie prise de conscience au sein de la majorité dite silencieuse. Et c'est heureux. De plus en plus de gens se sentent concernés, ont envie de s'impliquer, pour que notre modèle de société trouve une nouvelle voie. Et si le bio, le naturel et l'écologie trouvent leur place dans tous les domaines, il en est un qui reste loin de cette mouvance: la politique...

Je parle ici de la politique au sens éthymologique: "gestion de la cité", chez les grecs de l'antiquité. Je ne fais bien sûr pas référence aux partis politiques verts, qui personnellement, me déçoivent tous autant qu'ils sont. Compromissions, faux débats, fausses solutions, décisions et annonces faites sous la pression des medias, et non dans une démarche réfléchie et pensée de bout en bout...

Promulguer l'interdiction de rouler dans les villes, pour les véhicules polluants, n'a aucun sens, si on ne développe les moyens nécessaires, comme les transports en commun. Taxer ce type de véhicule n'est qu'un effet de manche, pas une solution. C'est aussi une contrainte supplémentaire pour ceux qui ne sont pas responsables de la situation, mais la subissent: les usagers.

De la même façon qu'on se borne à fermer les plages envahies d'algues vertes, pour soi-disant protéger la population. Le promeneur trinque, les sangliers meurent, et les pollueurs continuent de polluer: entre les fabricants d'engrais chimiques, et les industriels de l'agro-alimentaire, trop d'intérêts financiers sont en jeu... Tellement plus facile de poser des barrières, plutôt que d'interdire à ces gens de faire des profits au détriment des individus que nous sommes.

Autre exemple: la taxe sur les quotas de carbone, qui se "monnaye" entre grandes entreprises. Celle qui pollue moins vend -au plus cher- son droit de polluer à celle qui pollue plus.

Pas besoin de s'étaler davantage pour démontrer la superficialité de nos "politiciens verts".

Ces partis politiques "écologiques" se dénaturent de plus en plus depuis qu'ils jouent dans la même cour que les autres. Leurs représentants pensent faire évoluer les choses à coups de taxes: la plupart ne sont qu'un leurre, au service de l'hydre ultra-libérale qui nous entraîne dans une crise économique profonde depuis quelques années. Et de continuer de faire l'autruche, à vivre 6 mois par à crédit: aucun foyer français ne le pourrait. Notre gouvernement s'autorise ce qui nous est impossible. La fracture sociale est déjà dans nos rues. Attention,  l'embrasement menace aussi nos rues...

L'Eco-politique

Comme tout le reste, la politique devrait donc être elle aussi passée au crible de l'alternativité, pour devenir un véritable outil de gestion et de développement d'une société qui -réellement- se donne les moyens et la volonté d'évoluer, de se développer et de s'enrichir dans le respect de l'environnement, et de l'humain. Espérons que la politique que nous connaissons aujourd'hui, cède bientôt la place à l'éco-politique, en tant que démarche, pas en tant que énième parti potilique.

Valeurs morales et éthiques, intelligence dans la gestion des ressources et des moyens, meilleure répartition des richesses, mais aussi des devoirs et des responsabilités. Voilà ce que j'imagine être l'éco-politique de demain. Que tous ceux qui aiment cette idée la suivent, la diffusent, la construisent... Envie de réagir à ce sujet? Ecrivez-moi

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